La loi d'orientation et de programmation pour la refondation de l'école de la République comporte plusieurs dispositions sur le numérique :
- mise à disposition de ressources numériques pour prolonger les enseignements classiques, mais aussi pour assurer l'instruction des élèves qui ne peuvent être scolarisés dans les établissements
- affirmation de l'éducation aux médias, à l'utilisation des outils et ressources numériques
- enseignement de l'informatique (testé à la rentrée prochaine, généralisé en terminale à la rentrée 2014)
- intégration du numérique dans les Ecoles du professorat et de l'éducation.
Il est prévu que le "service public du numérique éducatif et de l'enseignement à distance" favorise "les usages du numérique à l'école et la coopération". Le choix des ressources "tient compte de l’offre de logiciels libres et de documents au format ouvert, si elle existe".
La loi, c'est bien, mais la réalité des services, c'est mieux. Concrètement, pas de bouleversements à la rentrée 2013, mais des ressources nouvelles seront disponibles pour divers publics : les professeurs des écoles (formation continue en ligne, ressources pédagogiques pour l'apprentissage de l'anglais), les écoles primaires (films courts sur les fondamentaux, anglais), le collège et le lycée (ressources en lignes des grands établissements scientifiques et culturels, accès aux sujets d'examens passés, en attente de corrigés à partir de 2014...), à la maison (orientation, inscriptions au lycée...). Certains services, comme le dispositif d'aide personnalisée "D'col" pour 30 000 élèves de 6e sera utilisé à la fois en classe et à la maison. Un accent particulier est porté sur la formation continue des enseignants, le numérique intervenant déjà pour 15% du volume annuel. Dans chaque académie il y aura un responsable désigné sur le numérique. Une inspectrice générale de l'éducation nationale, Catherine Bizot, est chargée de préfigurer la structuration nationale du pilotage du numérique, aussi bien pour l'administration que pour le pédagogique, qui devrait voir le jour avant fin 2013.
A noter que des "collèges connectés" vont servir de pilotes pour tester des usages. Chaque acteur devra s'engager :
- les conseils généraux sur l'équipement (raccordement au THD, ordinateurs, tablettes ou tableaux noirs interactifs...)
- l'équipe pédagogique sur le projet
- le rectorat sur la formation des enseignants et l'évaluation
- sans compter les élèves pour montrer que ça marche !
Plusieurs articles de la loi "clarifient" les relations avec les collectivités sur le numérique. Ainsi conseils régionaux et généraux auront-ils à charge "l’acquisition et la maintenance des infrastructures et des équipements, dont les matériels informatiques et les logiciels prévus pour leur mise en service, nécessaires à l’enseignement et aux échanges entre les membres de la communauté éducative".
Ce quinzième plan français pour le numérique à l'école sera-t-il enfin le bon, avec toutes les parties au rendez-vous ?